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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 20:53

05 janvier 2011 Source: Lemonde web

dioxine2.1294223740.jpg

Des œufs sont testés dans un laboratoire allemand. (AFP PHOTO FRISO GENTSCH)

Près de 1 000 élevages de poules, cochons et dindes fermés préventivement, 8 000 poules pondeuses abattues : un gigantesque scandale à la dioxine agite l’Allemagne. Des œufs et de la viande contaminés ont été vendus dans tout le pays et ailleurs en Europe, sans que l’étendue exacte de la contamination ne soit encore connue.

L’Allemagne a alerté ses partenaires européens dès le 27 décembre. Tout serait parti d’une nourriture pour animaux, composée en partie d’acide gras contaminé fabriqués dans une usine d’agrocarburants, rapporte le Focus. Dans le cadre de la production de biodiesel, de l’huile végétale est réutilisée pour fabriquer de l’alimentation animale.

“Le fabricant de nourriture animale, Harles & Jentzsch, a produit de la nourriture animale à partir d’une huile à usage technique qui n’aurait pas dû se retrouver dans la chaîne alimentaire”, rapporte le Spiegel. Ce fabricant rejette la faute sur son fournisseur, Petrotec, qui se son côté répond “avoir spécifiquement signalé dans tous les contrats, bons de livraison et factures que les acides gras étaient uniquement destinés à un usage technique, et en aucun cas alimentaire”.

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L’usine de Harles & Jentzsch à Uetersen, dans le nord-ouest de l’Allemagne (AFP PHOTO/MALTE CHRISTIANS)

L’huile contaminée aurait contenu 123 nanogrammes de dioxines par kilo. A l’arrivée, les œufs produits contenaient 16 nanogrammes par kilo, soit quatre fois les normes maximum autorisées par l’Union européenne. Désormais, chaque élevage suspect devra subir des tests poussés en laboratoire. Si les taux de dioxine sont trop élevés, l’ensemble du cheptel devra être abbatu. Les syndicats agricoles allemands craignent des dommages de plusieurs millions d’euros.

Problème pour les consommateurs allemands et européens, il est quasiment impossible de savoir si ses œufs proviennents d’un des élevages mis en cause. “Le numéro imprimé sur chaque boîte n’est d’aucune aide, car les identifiants de chaque fabrique ne sont pas publics”, rapporte le Süddeutsche Zeitung. Le quotidien rappelle toutefois que les dioxines, certes cancérigènes, “ne sont pas immédiatement dangereuses pour la santé, mais dommageable à moyen ou long terme en cas de consommation répétée”.SOurc

Par Loic Bureau - Publié dans : Pesticides, farines, etc
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 15:34
D'après un article de  Jean-Michel Normand (Le monde du 2/6/2010)

 


BlogTrain.jpgEn France, le transport de marchandise par le rail  en net recul net

 

             En France, où l'activité fret de la SNCF fait l'objet d'un plan de relance présenté comme celui de la dernière chance, le transport ferroviaire de marchandises n'est pas loin d'être considéré - malgré les 7 milliards d'euros qui lui seront consacrés - comme un cas désespéré. Cette activité, en repli de 26 % en 2009, a fait perdre 307 millions d'euros l'an passé à la SNCF.


Une activité pourtant rentable en Grande Bretagne

 

       Mardi 1er juin, Eurotunnel a annoncé l'acquisition de GBRf (Great Britain Railfreight), qui opère "sur le marché du fret qui connaît une croissance annuelle de 4 % en moyenne depuis 1995 afin de "devenir le premier opérateur privé entre l'Europe de l'Ouest et le Royaume-Uni". "Nous cherchons à nous spécialiser sur des activités de fret spécifiques et à travailler avec des clients privilégiés afin de capter les flux qui transitent à travers le corridor trans-Manche, une voie encore largement sous-utilisée", souligne Jacques Gounon, président-directeur général d'Eurotunnel.

 

Un retard français lié au tout autoroutier français

 

      Le problème de rentabilité n'est pas dû au coût de la main d'oeuvre française comparable à celui des pays voisins mais à des problèmes de fluidité du trafic et de productivité". Trop de locomotives et de wagons inutilisés, mais aussi pas assez de "sillons" (lignes dédiées) disponibles pour le fret - d'autant que l'activité des ports du Havre ou de Marseille est loin d'avoir acquis la taille critique - dans un réseau ferroviaire prioritairement tourné vers l'activité voyageurs.

      D'où l'existence de goulets d'étranglement (autour de Dijon ou de Lyon, notamment) qui entravent la circulation des marchandises, tandis que le transport routier bénéficie de la dense toile autoroutière française.

 

 

 

      Derrière les bonnes intentions des agendas 21 et les grands discours autour du développement durable, à droite comme à gauche, les chiffres rappellent une autre réalité: en France, depuis 30ans, aucune infrastructure ferroviaire n'a  été créée ou rénové pour un trafic de fret contrairement à ce qui s'est passsé en Suisse, en Autriche, en Allemagne , en Suède, au Royaume Uni. 

Par Loic Bureau - Publié dans : Transport
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 16:29

http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/sante/l-inde-offre-pour-200-millions-de-fcfa-de-medicaments/29977-1-fre-FR/L-Inde-offre-pour-200-millions-de-Fcfa-de-medicaments_article_top.jpgL'Office indien des brevets vient de rejeter le brevet accordé à la compagnie pharmaceutique Roche pour le médicament valganciclovir (source MSF)

 

Une demande de brevet injustifiée

 

     Principalement utilisé dans le traitement et la prévention d'infections causées par le cytomégalovirus (CMV) chez les personnes transplantées, le valganciclovir représente un marché fort lucratif que Roche voulait défendre en brevetant le médicament. Le CMV touche également les personnes vivant avec le VIH  chez lesquelles il peut causer la cécité, voire même la mort, si elles ne sont pas soignées.

« Roche tentait de faire breveter une nouvelle forme du valganciclovir dont l'invention remonte en fait aux années 1980 » a déclaré Leena Menghaney,  « Cette décision atteste de l'application effective de l'article 3(d) de la loi indienne sur les brevets, qui empêche les compagnies de déposer des demandes de brevet injustifiées. »

           Par cette décision, l'Office indien des brevets a entériné le droit des groupes de patients de s'opposer à un brevet après qu'il a été accordé, une question que Roche considérait ambiguë. Cette décision rappelle ce qui s'est passé en 2002 en Thaïlande, lorsque des patients ont été reconnus en tant que « personnes concernées par l'application potentielle d'un brevet ».


Le traitement équivalent par Roche: 1500 à 2000 $ / mois

 

« Pour les personnes séropositives vivant dans les pays en développement, l'accès au valganciclovir a toujours été difficile en raison des prix élevés pratiqués par Roche » a déclaré Loon Gangte, membre du Réseau des personnes séropositives de Delhi (DNP+).

Cette décision est accueillie avec d'autant plus de soulagement qu'elle protège la concurrence des génériques, qui reste le moyen le plus sûr de réduire durablement le coût des médicaments. »

Jusqu'à présent, le prix du valganciclovir de Roche était prohibitif, atteignant jusqu'à 8500 $ pour un traitement d'une durée de 4 mois dans les pays à revenus élevés, et pas moins de 5950 $ en Inde. En décembre 2006, MSF a demandé à Roche de baisser le prix du valganciclovir, mais les rabais se sont avérés si insuffisants que dans certains projets VIH/Sida, les ONG médiacales comme MSF ont dû renoncer à ce médicament pour traiter le CMV.


L'Inde doit lutter contre le lobby pharmaceutique de l'Union Européenne

 

« Bien que le rejet de ce brevet soit une victoire pour l'accès aux médicaments, nous devons rester vigilants face à l'ampleur du combat que nous devons mener » a déclaré Leena Menghaney. « L'Inde est actuellement en pourparlers pour un accord de libre-échange avec l'UE. Si dans le cadre de ces pourparlers, le pays s'engage à adopter des dispositions plus strictes sur la propriété intellectuelle, telles que l'exclusivité des données, cela permettrait aux compagnies de créer de nouveaux monopoles sur les médicaments, y compris dans des situations de rejet de brevet comme dans le cas présent. »

Par Loic Bureau - Publié dans : Medicaments, alicaments
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 16:41

http://www.novethic.fr/novethic/images/upload/alicament_legiferer.jpgSource: http://www.agroalimentaire.fr

 

Un procès contre Danone aux Etats Unis qui fait l'objet du silence des médias

 

      THE DANNON Co, filiale américaine de DANONE, est attaquée en justice aux Etats-Unis pour publicité mensongère concernant les yaourts bio Activia, Activia Lite et DanActive.

        Cette action collective met en avant le manque de preuves scientifiques de DANONE permettant à celui-ci d'affirmer que ces yaourts sont plus bénéfiques que d'autres pour la santé. Ils souhaitent le remboursement de tous les consommateurs ayant acheté ces yaourts et une "campagne publicitaire corrective".


      En France, aucune publicité donnée dans les journaux télévisés pour cette information importante, compte tenu du battage médiatique pour ces petites bouteilles en plastique qui détiennent un triste record du poids de plastique par rapport au poids du produit...


Des produits Danone pourtant sous la surveillance de l'EFSA


     Pourtant, ces mêmes produits font bien tardivement l'objet de l'intéret des autorités sanitaires européennes. Selon le Monde du 16/04/2010,Danone renoncerait à vanter les bienfaits pour la santé de deux de ses produits vedettes afin d'éviter une publicité négative et des procès.

 

       Invoquant "le manque de visibilité dans l'application du règlement européen sur les allégations santé", le groupe agroalimentaire a annoncé qu'il retirait des bureaux de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ses demandes de labélisation santé pour les yaourts Activia (2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2009) et le lait fermenté Actimel (1,2 milliard). Des produits représentant à eux deux presque 25 % du chiffre d'affaires du groupe et sur lesquels l'EFSA devait rendre son avis d'ici à quelques semaines.

 

    Concernant Actimel, la demande était double : l'EFSA devait autoriser ou non Danone à faire état d'une amélioration des défenses intestinales en général et d'une aide contre les diarrhées aiguës. Pour Activia, le produit devait pouvoir être promu comme un facilitateur de la digestion et une aide au transit intestinal.

       Tirant les conséquences de ce retrait, Danone a annoncé qu'il modifiait sa communication publicitaire et renonçait à toute allusion à un quelconque bénéfice sanitaire précis concernant ses laitages Activia et Actimel.


Un article du Monde très pro-Danone et anti-EFSA

 

           Curieusement, dans le même article du Monde, le journaliste Yves Mamou se fait le porte parole de Danone donnant à sa prose un caractère suspect de publi-reportage déguisé.

 

           Ainsi, il présente ce double retrait comme provisoire en attendant la soi disante clarification des critère de l'EFSA:

Danone n'aurait ainsi pas voulu prendre le risque de  renouveler la triste expérience de l'Immunofortis. En février, l'EFSA avait refusé d'homologuer les qualités médicales de cet ingrédient censé améliorer les défenses immunitaires des bébés. 

 

           L'Autorité européenne (EFSA) est ensuite présentée comme "peu souple" et source de dépenses supplémentaires pour les groupes alimentaires alimentaire qui ont choisi la santé du consommateur comme axe stratégique ( coût des études cliniques pour étayer les allégations santé).

 

          Le journaliste Yves Mamou s'inquiète aussi pour le futur du groupe s'il ne peut plus bénéficier d'allégations de santé pour ses produits de masse en arguant qu'il y aurait un risque qu'il résiste moins bien à la concurrence des produits similaires vendus sous marque distributeur...

 

 

 

Danone de plus en plus axé sur le juteux marché des alicaments

(alicaments: aliments ayant des qualités curatives, de médicament)


            L'enjeu est important car, comme le fait remarquer un analyste voulant garder l'anonymat, "c'est la capacité à imposer des prix élevés sur des produits alimentaires dits de santé qui est menacée". Le marché des produits laitiers en particulier, où Danone est numéro un mondial, est tiré par la migration des aliments classiques vers les alicaments.

 

           Or, Danone a justement axé sa stratégie sur ces produits réputés "bons pour le corps", avec "un portefeuille de métier 100 % santé et nutrition". Pour y parvenir, le groupe s'est ainsi délesté des biscuits LU (vendu à l'américain Kraft), en 2007, avant de racheter Numico, spécialiste de la nutrition médicale et infantile.

 

           Selon les statistiques du cabinet Euromonitor, le marché européen des aliments "santé-bien-être" a augmenté de 25,6 % en cinq ans, passant de 100,1 à 125,7 milliards d'euros. En France, ce même marché est passé de 15 à 17,3 milliards, soit une augmentation de 15,6 %.

 

 

 

 


Par Loic Bureau - Publié dans : Alimentation
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 19:12
OGM-monsanto.gif Source: la vie.fr  23-02-2010

Martin Rieussec, 24 ans, jeune-porte parole du collectif
 "l'appel de la jeunesse" et qui vient de s'installer en ostéopathie dans les Pyrénées-Atlantiques, explique la genèse de cet appel : "En 2008, après le décès d'un jeune étudiant – il est mort d'une leucémie - dans notre école d'ostéopathie à Cergy-Pontoise (93), nous avons décidé d'en savoir davantage sur cette maladie. En rencontrant des étudiants dans d'autres facultés, nous ne sommes aperçu que ce n'était pas un cas isolé et que de plus en plus de jeunes développaient des cancers. En faisant venir 18 intervenants à Cergy, notamment des médecins, dans un cycle de conférences, nous avons découvert que de nombreuses causes de cette maladie pouvaient être liées aux activités humaines : alimentation industrielle, agriculture intensive, pollutions chimiques dont nos corps sont imprégnés, téléphonie mobile...". D'où cet appel, parrainé par de nombreux scientifiques et militants associatifs, et disponible sur le site appeldelajeunesse.org.

Coïncidence, ce même jeudi 25 février, notre hebdomadaire publiera un long témoignage de Paul François, un agriculteur de Charente, gravement intoxiqué par l'inhalation d'un désherbant, le Lasso fabriqué par Monsanto. Alors que les faits remontent au 27 avril 2004, cet agriculteur aujourd'hui agé de 46 ans, mettra plus de cinq ans à faire reconnaître ses graves troubles de santé – il a été plusieurs fois dans le coma - comme "maladie professionnelle" par le tribunal des affaires sociales de Charente, puis par la cour d'appel de Bordeaux, dans un jugement rendu le 29 janvier 2010. Pour François Lafforgue, son avocat, dont le cabinet est spécialisé dans les affaires d'environnement et de santé publique : "C'est la première fois en France qu'une cour d'appel établit un lien direct entre un produit phytosanitaire bien déterminé et des troubles de la santé. Cela peut faire jurisprudence".

"Pur produit de l'agriculture intensive", selon ses propres termes, Paul François qui exploite, avec un associé, 400 hectares de terres céréalières dans le nord de la Charente, a entamé, parallèlement à son combat judiciaire, une conversion "à l'agriculture durable". "Pour avoir bien étudié la question durant ces dernières années, je pense que nous sommes à la veille d'un scandale sanitaire aussi fort que celui de l'amiante. Avec tous les cancers qui explosent dans la profession, il va y avoir une hécatombe chez les agriculteurs", prédit-il. La Mutualité sociale agricole a d'ailleurs lancé en 2004 une grand enquête sur les liens entre agriculture et cancer. Mais la publication de ses résultats est sans cesse retardée. Pour Paul François, il y a encore "une omerta, une loi du silence imposée par le lobby de la chimie".

A la veille de l'ouverture du salon de l'agriculture
(27 février au 7 mars), nous lançons sur notre site lavie.fr un débat en direction des agriculteurs, des consommateurs, des écologistes, des jardiniers du dimanche, des élus, des citoyens... sur le thème : "Pesticides, comment les réduire ?". Rappelons, en effet, que le Grenelle de l'environnement, en 2007, s'était fixé comme objectif de "réduire de moitié l'usage des pesticides en dix ans, si possible". Le "si possible" étant dû à un intense lobbying des marchands de produits phytosanitaires...
Par Loic Bureau - Publié dans : Pesticides, farines, etc
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 21:59

Tabarly. Le lycée du 21e siècle

Les membranes photovoltaïques du lycée Tabarly pourront produire 24000 Kwatt /an.
Les membranes photovoltaïques du lycée Tabarly pourront produire 24000 Kwatt /an.

C’est LE lycée du développement durable. Le premier établissement de la Région des Pays de la Loire à respecter la norme HQE, haute qualité environnementale. Le lycée professionnel Tabarly a été inauguré à Olonne-sur-mer en Vendée vendredi 2 octobre.

Chantier propre, matériaux respectueux de l’environnement, maîtrise de l’énergie, implication dès le début du projet de ses utilisateurs profs et élèves… Le lycée Eric Tabarly va désormais servir de modèle à toutes les nouvelles constructions qui seront engagées. Livré en un temps record, 16 mois seulement, ce projet d'un coût total de 34,15 millions d'euros a mobilisé une cinquantaine d'entreprises locales et 150 salariés sur le terrain.

Le lycée a ouvert ses portes en septembre 2009 à Olonne-sur-mer près des Sables d’Olonne en Vendée. Il pourra accueillir jusqu’à 350 élèves. Novateur dans son architecture, l'établissement, l'est aussi dans son fonctionnement.  Ses concepteurs ont imaginé un lycée où l’on peut vivre autrement, où les locaux apportent confort et souplesse pédagogique. Dès le départ il a aussi été conçu pour être un lieu de formation tout au long de la vie.

Explications en images.

link

Par Loic Bureau - Publié dans : Energie
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 19:06











      Politiquement, je suis membre d'un parti qui ne craint pas d'aménager quand cela est nécessaire.
      Mais en tant que professeur d'histoire et de géographie, il m'est difficile de me taire sur un projet aussi rétrograde et absurde. On va me dire que je suis excessif: c'est que je n'aime pas la mâle assurance des gens prétendus sérieux qui vont au final  imposer
leur decision au nom de la science et de la raison .

Une erreur historique: car elle est l'exacte reflet du projet au combien soutenu par les gens "sérieux" de l'époque, du canal de la martinière (cf article sur ce même blog) . Elle rappelle aussi de par les mensonges et les omissions du dossier de la communauté urbaine, le cas du nuage radioactif de Tchernobyl. De même que le nuage contournait la France, les émissions de bruit contournent incroyablement tous les bourgs autour de Notre Dame des Landes. Voilà un nuage de bruit bien civique!

Une erreur géographique: car le phénomène mondial de métropolisation  implique que ce qui permet le développement des périphéries, c'est la rapidité et l'intensité des relations avec le pôle (c'est à dire Paris l'une des deux seules métropoles internationales d'Europe).
Or, 
les décideurs locaux nantais ont fait le mauvais choix d'un aéroport à Notre-Dame-Des-Landes plutôt que celui de la LGV de bout en bout entre Nantes et Paris. Or si l'ensemble de la ligne était aux normes de la Grande Vitesse, Nantes ne serait qu'à 1 h 20 de Paris-Montparnasse." (G.Frouin, 20 Minutes le 23 septembre 2009). A Rennes en revanche, le TGV va maintenant à Paris en 1h30.

          Le véritable enjeu pour le développement régional de Nantes est de relier le hub européen de Paris dans le temps le plus court possible.

         Au niveau régional, l'enjeu, c'est le développement des lignes de TGV  et de TER inter régionales à partir de Nantes ainsi que la régionalisation des axes autoroutiers entre la ville et ses périphéries afin de polariser l'espace régional en étoile vers Nantes et d'accentuer ainsi l'effet métropole ( Nantes-La Roche, Nantes-Angers, Nantes-Mayenne. Nantes-St Nazaire et Nantes-Rennes étant déja publics).        
          C'est aussi le développement de la fonction portuaire de l'estuaire de la Loire, le transport maritime étant toujours et largement le N1 du transport mondial de marchandises .


Argumentaire-transfert-a-roport---NDDL_.pdf Argumentaire-transfert-a-roport---NDDL_.pdf

2009_09_ReponseArgumNantesMetropole.pdf 2009_09_ReponseArgumNantesMetropole.pdf

DossierPresse_ACIPA.pdf DossierPresse_ACIPA.pdf

Loic Bureau

Par Loic Bureau - Publié dans : Transport
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 23:13
lus on est citadin, plus on fabrique des ordures. Plus on est riche aussi. (source le monde.fr)


Rien ne vaut de se voir rappeler cette règle qui régit les montagnes de déchets que l'humanité produit en toujours plus grande quantité. Au minimum 4 milliards de tonnes ont été recensés sur la planète, en 2006, par Catherine Gallochet et Philippe Chalmin, du groupe Cyclope, qui publie Du rare à l'infini, panorama mondial des déchets (Ed. Economica, 456 p., 59 €) - "mondial" pour la première fois - en partenariat avec Veolia, le numéro un du nettoyage.

Pas facile de recenser ces détritus.

 

Catherine Gallochet reconnaît qu'il manque au tableau "le bâtiment et les travaux publics, l'agriculture, la forêt et les mines", ce qui n'est pas rien. Cantonnons-nous aux déchets "municipaux", c'est-à-dire des particuliers (1,7 à 1,9 milliard de tonnes) et des déchets industriels non dangereux (1,2 à 1,67 milliard), le reste n'étant qu'estimé en raison des innombrables décharges sauvages et des statistiques flageolantes du Caire à Tananarive et de Manille à Naples.

Ce sont les Etats-Unis qui jettent le plus, soit 760 kg de déchets municipaux par habitant et par an, et l'Inde le moins, avec 82 kg. En 2005, les Chinois sont devenus en chiffres absolus les premiers producteurs mondiaux de détritus municipaux ou industriels avec 300 millions de tonnes : on ne devient pas impunément l'usine du monde.


Comment s'en débarrasser ? La décharge, l'incinération, le recyclage ou le compostage ?

 

          Cela dépend de l'histoire et de la géologie. La Grande-Bretagne, pays argileux, mettait tout en décharge ; elle veut maintenant abandonner cette pratique en la rendant la plus chère du monde, soit 70 euros la tonne. Le Japon brûle à tout-va, car il n'a guère d'espace. La France pratique toutes les techniques. La ville la plus en pointe, car elle recycle comme aucune autre, est Portland (Oregon, Etats-Unis).

 

         Mais les ordures ne sont pas seulement une source de pollution. Elles se muent chaque année un peu plus en "matières secondaires". En effet, dans un monde où la rareté s'affirme chaque jour, note Philippe Chalmin, il faut "les traiter comme une ressource". Cela veut dire recycler les "fibres cellulaires de récupération", ce vieux papier qui entre désormais pour 60 % dans la fabrication du neuf. Même chose pour les métaux : la moitié du cuivre produit vient du recyclage.

          Le prix de ces matières secondaires a suivi l'effondrement de celui des matières premières. En un an, le prix de la tonne de vieux papier est tombé de 250 dollars (178 euros) à 50 dollars (35 euros) et celui de la ferraille, de 650 à 130 dollars. Ce n'est pas une raison pour déserter un marché de 300 milliards d'euros et qui se remettra vite de sa déprime. Denis Gasquet, directeur général de Veolia Propreté, se dit "frappé de constater que, dans cette crise, c'est la première fois que l'environnement est considéré non comme un problème, mais comme la solution". Pourvu que cela dure !


Les ordures dans la communauté urbaine de Nantes (source Nantes métropole)

310 000 tonnes de déchets (hors gravats) sont collectées, triées et traitées chaque année sur la métropole nantaise, ce qui représente plus de 530 Kg d'ordures ménagères par an et par habitant.

Que contient notre poubelle ?

Aujourd'hui, on produit plus d'1 kg de déchets par jour et par habitant. De la poubelle de nos grands-parents à la nôtre, que de changement ! Les emballages (bouteilles, cartons, boîtes de conserve, sacs...) représentent aujourd'hui le tiers de son contenu et le plastique représente plus d'un emballage ménager sur deux. Chaque ménage jette en moyenne 10 emballages par jour.
Par Loic Bureau - Publié dans : Pollution
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 23:09
LE MONDE | 13.06.09 |

on seulement la déforestation progressive de l'Amazonie a des conséquences néfastes sur l'environnement du Brésil et de la planète, mais elle ne profite guère à moyen terme, économiquement et humainement, aux populations qui y participent ou qui l'accompagnent en s'implantant dans les régions déboisées. Telle est la conclusion essentielle d'une étude de terrain conduite par une équipe internationale de six chercheurs et publiée, vendredi 12 juin, par la revue américaine Science.

Selon les auteurs de l'enquête, le déboisement entraîne, au stade initial, une amélioration du sort des populations locales, qui se reflète dans l'indice de développement humain (IDH). Cet indice, adopté par les Nations unies, est calculé à partir de trois critères : l'espérance de vie, le niveau de vie et le taux d'alphabétisation.

Il progresse aussi vite, ou plus vite, le long de la frontière du déboisement que la moyenne nationale brésilienne. Mais, à mesure que cette frontière se déplace, les progrès du développement humain s'amenuisent : ce dernier retrouve dans les régions déjà déboisées un niveau comparable - et bas - à celui qu'on enregistre dans les zones non déboisées.

 

La déforestation et l'extension de l'agriculture et de l'élevage aux dépens de la forêt attirent sur la frontière des "migrants" en tout genre - gros fermiers, petits "colons", paysans sans terre, forestiers, commerçants, chercheurs d'or - en quête de profits ou simplement d'une vie meilleure. L'arrivée de ces Brésiliens, moins démunis que la population locale, contribue partiellement aux progrès de l'IDH. Mais nombre d'entre eux sont aussi plus pauvres et moins éduqués que la moyenne nationale. Le boom du développement tient donc surtout à l'exploitation des ressources naturelles, facilitée par un meilleur écoulement des produits grâce aux nouvelles routes goudronnées, et à l'implantation du réseau gouvernemental éducatif et sanitaire.

Ces progrès sont pourtant éphémères. L'IDH baisse assez vite dans les localités des régions déboisées, en phase avec le déclin de productivité des activités économiques qu'entraîne, par exemple, l'épuisement des ressources en bois ou la dégradation des pâturages. Au début des années 1990, rappelle l'étude, plus de 75 % des terres déboisées en Amazonie étaient vouées à l'élevage, et plus d'un tiers ont déjà été abandonnées.

Cette enquête porte sur 286 municipalités, à divers stades de déforestation, qui regroupent l'immense majorité du territoire et de la population amazoniens. Elle s'arrête en 2000, année des derniers chiffres de recensement connus. Conclusion de l'étude : "L'actuel mode de développement de l'Amazonie est très loin d'être désirable, qu'il s'agisse des hommes ou de la nature."

Que faire ? "Il faut combiner les approches, explique l'un des auteurs de l'étude, Ana Rodrigues, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive au CNRS de Montpellier. Mieux mettre en valeur les régions déboisées. Et surtout réduire la déforestation, promouvoir la reforestation dans les zones dégradées, encourager les populations forestières à mener des activités de développement durable." Par exemple en rémunérant les services rendus à l'écosystème par les habitants de la forêt, comme cela commence à se faire au Brésil.

 

LISTE DE MULTINATIONALES

Dans un récent rapport, Greenpeace soulignait que l'élevage intensif de bovins est responsable de 80 % de la déforestation. Selon l'organisation écologiste, "au cours des dernières années, un hectare de forêt a été détruit toutes les 18 secondes en moyenne par les éleveurs de bétail". Le Brésil est devenu le premier exportateur de viande de boeuf, avec un tiers du tonnage mondial.

Greenpeace reproche au gouvernement de doper l'élevage en aidant financièrement les grandes entreprises du secteur et de fermer les yeux sur les exploitations illégales. Elle cite une longue liste de multinationales, acheteuses de produits provenant d'exploitations impliquées dans la déforestation illicite.

Un vif débat oppose actuellement écologistes et exploitants ruraux à propos d'un projet de loi sur le point d'être voté sur la régularisation foncière en Amazonie. Dans son principe - donner une garantie juridique aux agriculteurs, notamment les plus vulnérables -, le texte fait l'unanimité en sa faveur.

Mais les écologistes, soutenus par le ministre de l'environnement, Carlos Minc, accusent les parlementaires d'avoir défiguré le projet en introduisant plusieurs clauses jugées trop favorables à l'agrobusiness. Le ministre espère que le président Luiz Inacio Lula da Silva tranchera en sa faveur.


Jean-Pierre Langellier
Par Loic Bureau - Publié dans : Agrocarburants
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 23:04

http://www.dailymotion.com/relevan [...] ues_webcam
 
Pierre Le Ruz, scientifique du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), a vérifié : « Nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques jusqu’à 200 volts par mètre, alors que la valeur limite en vigueur est de 27 volts par mètre. » L’électro-pollution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l’humeur et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. La revue scientifique The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la mélatonine et cancer du sein. D’autres études ont montré qu’il en est de même pour l’hypertrophie bénigne de l a prostate, le cancer de la prostate, de l’ovaire, du col de l’utérus, du poumon, de l’estomac, de la thyroïde et le cancer colorectal. Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité. Il faut donc éviter les ampoules basse consommation, notamment à côté de la tête. Mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée d’éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous coucher… plus tôt.  
 
Source: http://www.paperblog.fr/1005676/de [...] nnie-lobe/  
 
Les ampoules du cancer?
Un rapport, du Criirem (Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques), montre que les ampoules basse consommation génèrent des champs électromagnétiques supérieurs aux normes fixées par l’Union Européenne (moins de 10 V/m). “Il est apparu que le rayonnement de ces ampoules pouvait atteindre 300 V/m au moment de l’allumage. Puis redescendre à des valeurs comprises entre 180 V/m et 60 V/m dans un rayon de 20 cm. Bien entendu, une lampe d’une puissance de 5 ou 7 watts rayonnent moins qu’une de 20 watts, mais les valeurs restent importantes. Il faut à peu près s’éloigner d’un mètre pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, qui correspond au bruit de fond radioélectrique ambiant”, explique, dans une interview à News.fr , Pierre Le Ruz, membre de cet organisme non-gouvernemental fondé en 2005 par l’ex-députée Michelle Rivasi. La solution pour pallier ces émanations douteuses a été recommandée à l’issue de ce rapport: “Aucun culot des ampoules expertisées ne contenait de blindage susceptible d’atténuer les valeurs des rayonnements observés. Cet ajout, tout à fait possible techniquement, protègerait l’environnement de cette nouvelle source de pollution électromagnétique. C’est que le Criirem demande aux industriels”. Au delà d’un mètre, le rayonnement de ces ampoules est normal. Le Criirem déconseille donc de les utiliser sur une table de nuit, comme ampoule de chevet ou une table de travail.
 
http://www.santepublique-editions. [...] mation.pdf
Elles seraient  dangereuses pour la santé et contiendraient du mercure.

 
http://forums.france5.fr/cdanslair [...] _178_1.htm

Par Loic Bureau - Publié dans : Energie
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